Les installations photovoltaïques

C'est encore raté pour la fenêtre de toit , elle " remplace " la couverture . En effet , à cette place , de la fenêtre , il vaut mieux qu'il n'y aie plus le matériaux de couverture . Et on réalise une entravelure dans la charpente . On renforce par du bois.
 
Au vu du coût des panneaux en ce moment, je doute très fort de l'intérêt du tracker : il suffit d'en mettre un poil plus.
+bilan carbone de la structure qui doit être TRES robuste pour une installation de pls kW.+
+fiabilité de l'ensemble forcément amoindrie...
Pourtant,
J'ai vu des monstres de 8x8 = 64 panneaux (30kwc?) sortir de terre dans les champs derrière chez moi.
Montés sur trackers, 3 exemplaires adossés à un poulailler industriel.

Ca doit faire un bon 15m de haut avec le pylône.

Que doit on en penser ?
 
Dès que les panneaux quittent le sol des efforts de flexion s'invitent, le pied du mat est très sollicité dès qu'il y a du vent.
Et plus on est haut et plus le vent est fort (ceux qui sont montés simplement sur un toit connaissent)
Ces panneaux ont un capteur de vent qui permet de les mettre à l'horizontale en cas de tempête.
Donc à de telles hauteurs il faut une forte section d'acier galvanisé.
Mais faire plusieurs groupes au lieu d'un grand oblige à les espacer à cause des ombres en début/fin de journée.
Dès qu'on place un truc en hauteur il faut se méfier aussi des risques de se heurter la tête.
Dans mon cas j'ai des groupes de 3 panneaux (pas grands ils datent) et je serai bien plus tranquille s'il n'y en avait que 2 mais ils sont dans une zone plutôt protégée du vent et la présence d'obstacles derrière eux diminue la pression qu'ils reçoivent ! Le vent est dévié avant d'atteindre un obstacle, c'est vrai par exemple pour une voiture et pour un toit de maison.

En plus la base est en béton. Il faut un gros volume. Or le béton est un gros émetteur de GES, à la fois lors de la fabrication du ciment que lors de la prise (quand on ajoute l'eau)
Donc ils vont gagner en production, surtout l'hiver à cause du fait qu'ils vont très redresser les panneaux (et c'est l'hiver que la production d'électricité bas carbone est la plus intéressante). L'été ils vont produire plus mais à cette saison, pour l'instant (et ça va changer) on n'a pas besoin d'optimiser; comme le propose @Actarus il peut suffire à cette période d'avoir plus de panneaux fixes (c'est pas pareil l'hiver si par exemple les panneaux ne sont inclinés qu'à 20 degrés)
Un bricoleur qui a des panneaux près du sol et qui va réaliser un ancrage sans béton peut avoir un bilan carbone correct.
Surtout si en plus il utilise des matériaux de récup (ce que j'avais fait)

@dodom Si tu ajoutes des panneaux regarde des modèles bifaciaux, le sol derrière les panneaux va ajouter un peu de production. Bien sur un sol réfléchissant ou simplement clair c'est mieux. Et puis au sol il y a une limite (imbécile) à 3 kWc donc qui ne compte que la face AV.

(@Robain dans le cas de nos fenêtres de toit le toit a été affaibli, il aurait fallu doubler les chevrons sur une longueur d'au moins 4 pannes, et la charge est plus élevée avec une fenêtre que sans, on a des ardoises)

A+
 
C'est pourtant bien ce que j'ai dit , on réalise une entravelure , donc , un renforcement de charpente que beaucoup .......ne font pas , ou mal. " c'est tellement simple " .
Ensuite , un M2 de tuiles , ça tourne dans les 40 et quelques kilos suivant le modèle , et les ardoises , on se trouve Entre 19 et 27 kilos le M2 en fonction du matériaux et des formats.
Je ne parle pas des lauzes , toiture de montagne , c'est encore autre chose.
 
Au sujet des maisons anciennes @Robain beaucoup (?) étaient couvertes de "lauzes" (appellations diverses selon les régions) à l'origines, qui furent ensuite remplacées par des "petites tuiles" à fort recouvrement puis des "tuiles mécaniques". Au fil des siècles/décennies les couvertures se sont souvent très allégées.
En contrepartie, les charpentes ont vieilli et ont subi des modifications parfois peu orthodoxes, les aplombs des murs porteurs ont disons "dévié", des tassements ont eu lieu, des fissurations sont apparues et un nouvel équilibre a été trouvé...
Il me semble qu'il est illusoire de modéliser une ancienne charpente (état du bois, des assemblages divers et modifiés) avec des calculs "eurocode". Sauf à aboutir systématiquement à des préconisations de remplacement quasi intégral (le BE qui engagera sa responsabilité blindera ses précos) pour la moindre installation PV après une étude coûteuse, ce qui bloquera une bonne partie du potentiel de toitures.
Entravelure en belge signifie chevêtre :) ?
 
Dernière édition:
A propos de chevêtre : voilà ce qui est classique et qui a été fait chez nous.
Le dessin correspond à une petite fenêtre de toit, pour les moyennes ce sont deux chevrons qui sont coupés.
Même avec les pièces de bois horizontales (chevêtre) la structure est affaiblie. Il faudrait au moins doubler les chevrons de part et d'autre de la trémie (c'est ce qui est pratiqué en marine par exemple). Le chevêtre de côté ce n'est que parce que bien sur le pas des chevrons ne tombe pas pile avec la largeur de la fenêtre de toit.
Pour la pose de panneaux solaires c'est plus lourd mais on ne coupe rien. Avec une vieille charpente je me méfierait plutôt du gauchissement.

57-chevetre_fig5.gif
 
Oui , un chevêtre , c'est une entravelure , disons le comme ça .
La figure 5 , c'est ce qui est le plus souvent réalisé , pour ne pas dire TOUJOURS .
Sauf que , normalement , ce n'est pas comme ça.
Sur l'avant " du trou " les chevrons devraient être coupés à l'aplomb , et sur l'arrière, les chevrons devraient être coupés de niveau , ce qui en soit , agrandira l'ouverture vers l'intérieur mais permettra aussi de " renforcer " avec des sections de bois plus importantes. ...........mais plus lourdes LOL.
Autre avantage , une meilleure diffusion de la lumière naturelle.
Ceci étant , couper les bois à l'équerre , c'est bien ( trop ) plus facile.

En vitesse , j'ai trouvé ceci comme exemple

Aussi ceci

Attention que parfois , il faut aussi faire la distinction normes Française et normes Belge , bien que ," on " n'essaye de normaliser en Europe , MAIS , ce n'est pas facile et à mon avis , on pourra se revoir dans 100 ans et en re discuter .
 
Dernière édition:
Hello,
Je n'ai pas le même vécu concernant les panneaux solaires.
On a depuis plus de 10 ans des panneaux qui nous permettent aujourd'hui de charger 2 VE plus les usages de la maison.
Environ 9-10 mois par an on est excédentaire, les 2-3 autres on produit une partie de notre conso. Donc à l'année on produit plus qu'on consomme. Pourtant on habite en Normandie, qui connait très bien la notion de nuage (voire plus...)
Les VE font très bon ménage avec ces panneaux, ils permettent de stocker ce qu'on ne consommerait pas sinon, c'est mieux que de l'injecter.
Et évidemment les conso déplaçables (machines, eau chaude) sont calées vers la mi-journée.
Je ferai par contre la distinction avec les grosses centrales au sol, c'est pas le même état d'esprit. (Comme pour les éoliennes)
Je suis même très fier d'être arrivé à gérer la charge de la eUp (qui n'est pas connectée) à distance avec bascule possible vers le ballon solaire (avec du matériel Victron).

Pour ce qui est d'une éventuelle surtension, cela est arrivé.
C'est du au fait qu'on n'est que 2 à avoir des panneaux solaires sur notre petit transfo de village (et qu'on n'est pas nombreux) et le réseau étant triphasé on peut avoir temporairement une phase au maxi autorisé (230V + 10%). Les onduleurs qui respectent les normes doivent se couper.
Donc si un 3ème pouvait s'inviter ça serait sympa. Bienvenue. ;)
Mais c'est si rare que la production annuelle est plutôt en hausse. Mais très faiblement, je suis surpris de voir à quel point elle varie très peu, pourtant elle dépend totalement de la nébulosité.

Donc il y a des solutions locales, par exemple si j'avais habité en montagne avec une petite chute d'eau à proximité, j'aurai fait un truc tout aussi sympa.
Et heureusement qu'il y a des solutions, car le problème des GES (CO2 et autres) est tellement grave (dramatique en fait) que ça fait longtemps que des solutions auraient dues être mises en place.
En 2024 on en est encore à jeter nos déchets dans l'atmosphère ?
J'hallucine quand je lis en 2024 que certains n'ont pas encore compris l'irréversibilité qui est engagée !

Maintenant sur les forum on croise des personnes qui ne parlent que de problèmes. Qu'est ce que ça doit être chiant. :mur:
Pas grand chose à ajouter, sachant de quoi vous parlez, étant utilisateur d'installation photovoltaïque (PV).

Effectivement la recharge des batteries des voitures électrique en pleine journée est un excellent moyen d'absorber le surplus de production qui risquerait de faire monter localement la tension à la sortie des onduleurs de réinjection réseau, surtout si beaucoup de riverains se sont mis à ce genre de système. Cela permettrait de faire l'impasse sur la solution de stockage temporaire mis en avant de plus en plus, histoire de renforcer, outre l'aspect d'autoproduction d'une installation PV, son ratio d'autoconsommation. Mais si l'on part du principe que ce sont les batteries de véhicules électrique en fin de vie qui pourraient être utilisés prioritairement à du Li-Ion neuf, alors autant généraliser le processus., sans être soi-même un utilisateur de véhicule électrique. Une façon de compenser en partie son empreinte carbone (le PV émet quand même, de mémoire 60g de C02 par kWh produit. Ca a peut-être un peu baissé depuis les années 2010,mais comme la majorité des panneaux sont encore d'origine chinoise:().
Il n'y a pas d'énergies vertes, seulement des énergies plus "vertueuses" que d'autres.
Pour ce qui est de mettre en avant les problèmes, je n'ai pas d'état d'âme, sachant que le métier de chercheur est justement de trouver des solutions pour y pallier.
 
Est-ce que tu peux préciser ta pensée ?
Merci.
Bonjour,

Eh bien, l'expérience de terrain.

Début 2008, en visite à Valenciennes dans une entreprise qui voulait installer 1 MWc de modules photovoltaïques (PV) sur la toiture de ses hangars en rénovation: le chargé d'affaire avait préparé le terrain, et histoire de se faire la main, il avait fait installer précédemment un champ solaire monobloc (une vingtaine de panneaux si ma mémoire est exacte) avec stockage sur batteries dans la perspective d'alimenter la nuit le "totem" lumineux au logo de l'entreprise. Première douche froide (sans vouloir jouer sur les mots): production instantanée de 0W par un jour de pluie début janvier. Sortant de l'euphorie du Grenelle de l'environnement (2007), ce fut un choc :(!

En 2010, installation quasi optimale de 2,8 kWc de modules PV monocristallins à l'IUT où j'enseigne et fais ma recherche: au bout d'un an, constatation qu'il pouvait y avoir un facteur 20 entre la collecte d'une journée bien ensoleillée de mai ou juin et une morne journée ennuagée de décembre.
Notre installation (qui sert à tester aussi nos solutions d'architecture distribuée d'optimiseurs solaires parallèles) fonctionne en réinjection réseau AC interne depuis maintenant plus de 13 ans. Renseignements pris, elle contribue à réduire de 1% la facture d'électricité de l'établissement. Un candide pourrait penser (écolo, politique opportuniste?) qu'il suffit d'en mettre 100 fois plus pour atteindre l'autarcie sur ce plan. Eh bien non!
Déjà il faut trouver la surface et tout n'est pas orienté plein sud! Et quand bien même, le problème d'intermittence reste entier!
A ce propos vous trouverez sous peu dans un autre fil de discussion un REX (remontée de données) d'un projet d'autonomie d'une serre à destination pédagogique, projet réalisé en étroite liaison avec un lycée de Thionville (Moselle).

Sinon, ça reste plus que jamais un sujet passionnant.

A court terme, la solution est à mon sens dans la réduction de la consommation électrique: ça m'a l'air mal parti, avec l'internet de l'objet.
Abondance de biens ne nuit pas, dit-on (j'ai moi-même trois systèmes HiFi à la maison, voire quatre avec celui du fiston): encore faut il faire en sorte de ne pas tous les faire fonctionner en même temps...
 
Bonjour, de mémoire, l'électricité produite par les panneaux solaires, en Belgique,est systématiquement re injecté dans le réseau.( à confirmer), donc on revend sa production.
En France, on favorise l'auto consommation, peut-être, entre autre, pour éviter ce pb?
Bonjour,
Tout ceci n'est qu'une histoire de jeux d'écritures: la liaison est équipotentielle (à peu près) entre votre réseau domestique et la ligne d'alimentation provenant du transformateur de quartier.
Pour ce qui est de la facturation, si vous mettez un compteur d'énergie en sortie de votre onduleur de réinjection réseau, toute la production sera considérée alors comme injectée alors qu'en fait physiquement seule la soustraction de ce que vous produisez avec ce que vous consommez sera injectée en dehors de votre domicile et profitera à vos voisins, sans qu'ils en soient bénéficiaires sur le plan pécuniaire.

Pour ce qui est de l'autoconsommation il suffit de mettre le compteur ailleurs. D'ailleurs un simple Linky pourrait suffire s'il était bidirectionnel.
Un décompte négatif signifierait que vous êtes en train de réinjecter, donc que vous pourriez être rémunérés si vous avez choisi le bon contrat.

Mais bon, on a plutôt choisi de mettre toute une floppée de compteurs spécialisés.

A ce propos, on comprend mieux l'interdiction "historique" de réinjecter chez soi sans accord préalable: à l'époque des compteurs électromécaniques, la "roue" pouvait tourner dans l'autre sens. A l'extrême, on pouvait avec une installation bien dimensionnée (compensation à l'année de sa consommation électrique) voir un compteur d'électricité stagner toujours à peu près à la même valeur, voire régresser, obligeant en quelque sorte l'opérateur historique à vous rembourser du trop perçu. Un bug pour l'époque en quelque sorte.
 
L'interdiction "historique" sert accessoirement à éviter qu'un particulier puisse électrocuter un technicien intervenant sur la ligne.
Cela permet de contrôler qui et quoi est mis sur la ligne avec le respect de normes afin que les risques soient maitrisés.
 
L'interdiction "historique" sert accessoirement à éviter qu'un particulier puisse électrocuter un technicien intervenant sur la ligne.
Cela permet de contrôler qui et quoi est mis sur la ligne avec le respect de normes afin que les risques soient maitrisés.
En effet, merci d'avoir rappeler la notion d'ilotage. Mais le problème n'existe pas en fait avec le matériel PV homologué:
  • *les onduleurs de réinjection réseau cessent de fonctionner en cas de détection de disparition de ce réseau. Logique ils synchronisent leur phase sur le réseau de distribution public,
  • même propriété pour les micro-onduleurs. En outre, en autoconsommation faite dans les règles de l'art on rajoute au bout de ligne réunissant en parallèle les micro-onduleurs un relais de sécurité intelligent qui déconnecte toute la chaîne en cas de disparition du réseau.
Le problème d'ilotage est réglé depuis bien longtemps par les constructeurs de systèmes PV on grid (reliés au réseau).

Pour ceux qui disposent d'un système permettant une autonomie sur batterie tout en restant connecté au réseau en cas de besoin, l'inverseur de source doit pouvoir réaliser cette fonction d'ilotage.
 
A ma connaissance aucun matériel en vente aujourd'hui ne permet d'injecter sur le réseau en mettant en danger les technicien qui interviendraient sur le réseau en cas de panne puisque onduleurs et micro-onduleurs cessent de fonctionner dès lors qu'ils ne sont plus alimentés par le... réseau.
Par contre contrôler des installations "home made" avec des connecteurs mc4 sertis avec la pince à sucre du buffet de mémé, ça pourrait éviter des sinistres (facilité de formation d'un arc en continu supérieure à l'alternatif où l'arc "décroche" 100 fois/seconde).
oups grillé par @JPS57 :)
 
Normalement le matériel vendu est homologué, c'est au mini ce qu'il faut espérer, mais il vaut mieux que cela soit vérifié avant tout nouveau raccordement, d'où les règles...
 
@JPS57
Petite précision, le linky est bidirectionnel. C'est une des différences majeures par rapport aux compteurs précédents soit électronique soit électro-mécanique.
Avec l'électronique enedis en plaçait deux devant un branchement solaire avec injection totale tête bêche chacun ne compte que dans un sens. Ainsi si on consommait même un peu c'était à déduire de la facture de producteur, au même tarif que la vente. Et c'était possible avec certains onduleurs qui ne fonctionnaient pas 100% sur la partie solaire (dc).
Avec le linky un seul compteur suffit et il a deux mémoires qui cumulent chacune dans un sens de circulation du courant (plus une bonne dizaines pour les tarifs spéciaux).
La façon de compter est détaillée. On a une petite tolérance pour injecter sans doute due à cette façon de compter. Et selon l'administration on a le droit d'injecter gratuitement sans limites et pas du tout selon une autre.

Techniquement tu as raison, l'onduleur se synchronise avec le réseau. Et avec une "énorme" précision. Si par malheur il se désynchronisait son courant de sortie grimperait très très vite au plafond et il n'injecterait plus rien du tout soit par tension trop élevée soit par destruction.
Il doit à la fois suivre avec une extrême précision la fréquence de la sinusoïde mais aussi la tension du réseau, car pour injecter il doit fournir une tension un pouième au-dessus de celle du réseau au niveau du branchement (je ne sais pas comment il gère les pics ultra-brefs de tension)

Donc en cas de coupure du réseau, même brève il se déconnecte, ne fournit plus de tension et relance une procédure normalisée de redémarrage qui de mémoire dure plus d'une minute après un temps d'attente le temps que le réseau revienne. Et toujours de mémoire ce n'est pas un mais deux relais en série qui doivent couper la sortie (pour les ouvriers imprudents plus du matériel à moitié défaillant ce qui est prévu)
De toute façon s'il ne se coupait pas il serait incapable de fournir la puissance appelée par tous les utilisateurs consommateurs qui ne se sont pas déconnectés, si besoin via le transfo 230V->20kV ! Sa protection de surintensité (sous-tension) se déclencherait de suite, espérons-le pour lui.
Donc les ouvriers ne risquent absolument rien côté onduleurs solaires, par contre venant du réseau ils doivent gérer.

Un onduleur solaire ou autre est un esclave du réseau, donc même s'il y a encore du soleil il n'injecte plus tant que le réseau est tombé.

Par ailleurs certains onduleurs ont une autre sortie permanente à ne bien sur pas relier au réseau (les composants de sortie risquent en plus de se détruire, elle produit un 50hz 230v perso). Sortie qui fonctionne soit parce qu'il y a du soleil soit parce qu'il y a aussi une batterie. Si pas de batterie la conso doit toujours être inférieure ou égale à la production solaire, sinon ça coupe. Donc sans batterie c'est quasi pas gérable, le moindre nuages baisse la puissance disponible et s'il est très très sombre il ne reste presque plus rien. Pour ne plus produire il faut masquer très sérieusement les panneaux, comme par exemple avec une couche de plusieurs cm de neige (d'où un intérêt de plus à avoir des panneaux presque verticaux l'hiver)

Tout ça c'est pour la France. Certains pays ont d'autres normes, comme par exemple notre voisine l'Italie.

@Astrix64 Lors de la mise en route il y a normalement passage d'un gars, le consuel. Mais il est loin de tout vérifier, comme le contrôle technique des véhicules d'ailleurs. Ceci si on a modifié l'installation, donc pas si on se branche sur une simple prise domestique, ce qui peut être le cas si on produit une faible puissance. Le consuel ne doit venir qu'en cas de modification de l'installation, solaire ou pas.

A+

Je ne parle que des onduleurs centraux, pas des micro-onduleurs qui reprennent tout sauf à ma connaissance la sortie spéciale hors réseau.
 
A ma connaissance aucun matériel en vente aujourd'hui ne permet d'injecter sur le réseau en mettant en danger les technicien qui interviendraient sur le réseau en cas de panne puisque onduleurs et micro-onduleurs cessent de fonctionner dès lors qu'ils ne sont plus alimentés par le... réseau.
Par contre contrôler des installations "home made" avec des connecteurs mc4 sertis avec la pince à sucre du buffet de mémé, ça pourrait éviter des sinistres (facilité de formation d'un arc en continu supérieure à l'alternatif où l'arc "décroche" 100 fois/seconde).
oups grillé par @JPS57 :)
Pas grave Arcturus. Ce forum n'est pas un lieu de compétition mais un lieu d'échange d'informations, d'avis, d'opinions et d'expériences, si possible avec cordialité et pourquoi pas sens de l'humour. C'est vrai qu'il y a un fil dédié à ça.
Je lis ce forum depuis 2006 et ai laissé parler les maîtres pendant plusieurs années avant d'oser prendre la plume/clavier.
Au fait, qui se souvient de Blackdress, Shadoko et Piano?
 
A ma connaissance aucun matériel en vente aujourd'hui ne permet d'injecter sur le réseau en mettant en danger les technicien qui interviendraient sur le réseau en cas de panne puisque onduleurs et micro-onduleurs cessent de fonctionner dès lors qu'ils ne sont plus alimentés par le... réseau.
Par contre contrôler des installations "home made" avec des connecteurs mc4 sertis avec la pince à sucre du buffet de mémé, ça pourrait éviter des sinistres (facilité de formation d'un arc en continu supérieure à l'alternatif où l'arc "décroche" 100 fois/seconde).
oups grillé par @JPS57 :)
J'abonde Arcturus. Sertir du 6 carré en MC4 ce n'est pas évident. Gare aux contacts aléatoires en effet!
 
@JPS57
Petite précision, le linky est bidirectionnel. C'est une des différences majeures par rapport aux compteurs précédents soit électronique soit électro-mécanique.
Avec l'électronique enedis en plaçait deux devant un branchement solaire avec injection totale tête bêche chacun ne compte que dans un sens. Ainsi si on consommait même un peu c'était à déduire de la facture de producteur, au même tarif que la vente. Et c'était possible avec certains onduleurs qui ne fonctionnaient pas 100% sur la partie solaire (dc).
Avec le linky un seul compteur suffit et il a deux mémoires qui cumulent chacune dans un sens de circulation du courant (plus une bonne dizaines pour les tarifs spéciaux).
La façon de compter est détaillée. On a une petite tolérance pour injecter sans doute due à cette façon de compter. Et selon l'administration on a le droit d'injecter gratuitement sans limites et pas du tout selon une autre.

Techniquement tu as raison, l'onduleur se synchronise avec le réseau. Et avec une "énorme" précision. Si par malheur il se désynchronisait son courant de sortie grimperait très très vite au plafond et il n'injecterait plus rien du tout soit par tension trop élevée soit par destruction.
Il doit à la fois suivre avec une extrême précision la fréquence de la sinusoïde mais aussi la tension du réseau, car pour injecter il doit fournir une tension un pouième au-dessus de celle du réseau au niveau du branchement (je ne sais pas comment il gère les pics ultra-brefs de tension)

Donc en cas de coupure du réseau, même brève il se déconnecte, ne fournit plus de tension et relance une procédure normalisée de redémarrage qui de mémoire dure plus d'une minute après un temps d'attente le temps que le réseau revienne. Et toujours de mémoire ce n'est pas un mais deux relais en série qui doivent couper la sortie (pour les ouvriers imprudents plus du matériel à moitié défaillant ce qui est prévu)
De toute façon s'il ne se coupait pas il serait incapable de fournir la puissance appelée par tous les utilisateurs consommateurs qui ne se sont pas déconnectés, si besoin via le transfo 230V->20kV ! Sa protection de surintensité (sous-tension) se déclencherait de suite, espérons-le pour lui.
Donc les ouvriers ne risquent absolument rien côté onduleurs solaires, par contre venant du réseau ils doivent gérer.

Un onduleur solaire ou autre est un esclave du réseau, donc même s'il y a encore du soleil il n'injecte plus tant que le réseau est tombé.

Par ailleurs certains onduleurs ont une autre sortie permanente à ne bien sur pas relier au réseau (les composants de sortie risquent en plus de se détruire, elle produit un 50hz 230v perso). Sortie qui fonctionne soit parce qu'il y a du soleil soit parce qu'il y a aussi une batterie. Si pas de batterie la conso doit toujours être inférieure ou égale à la production solaire, sinon ça coupe. Donc sans batterie c'est quasi pas gérable, le moindre nuages baisse la puissance disponible et s'il est très très sombre il ne reste presque plus rien. Pour ne plus produire il faut masquer très sérieusement les panneaux, comme par exemple avec une couche de plusieurs cm de neige (d'où un intérêt de plus à avoir des panneaux presque verticaux l'hiver)

Tout ça c'est pour la France. Certains pays ont d'autres normes, comme par exemple notre voisine l'Italie.

@Astrix64 Lors de la mise en route il y a normalement passage d'un gars, le consuel. Mais il est loin de tout vérifier, comme le contrôle technique des véhicules d'ailleurs. Ceci si on a modifié l'installation, donc pas si on se branche sur une simple prise domestique, ce qui peut être le cas si on produit une faible puissance. Le consuel ne doit venir qu'en cas de modification de l'installation, solaire ou pas.

A+

Je ne parle que des onduleurs centraux, pas des micro-onduleurs qui reprennent tout sauf à ma connaissance la sortie spéciale hors réseau.
Merci Planétaire pour toutes ces précisions fort instructives. Pour le Linky, j'avais un doute. Pour les faibles tolérances vis à vis du réseau, je confirme. Je me souviens d'une anecdote, glanée sûrement sur le net, d'un particulier qui voyait régulièrement son onduleur décrocher en cours de journée: c'était tout simplement dû au démarrage d'une grosse machine dans un atelier proche de chez lui. L'histoire ne dit pas comment il a résolu le problème...
 
Tout ça me fait penser à un truc (toujours mon côté polémique) :p
On s'inquiète (à juste titre probablement) des perturbations pouvant êtres causées par des install PV de particulier en "bout de ligne" ou sur des branches terminales de réseau pas trop surdimensionnées (surtensions...)...
Mais tirer à la maison en bout de ligne 10kW pour alimenter une PAC qui rame par grand froid ou/et 7 voire plus kW pour charger le dragster électrique de 2t, curieusement, ça ne semble pas être un sujet !
Pourtant les effets pour les voisins sont les mêmes, mais dans l'autre sens (sous tension).
 
à propos du linky, je confirme qu'il est bidirectionnel et on peut consulter les kWh entrant et sortant avec un dispositif de ce genre
et cela permet de superviser de manière très fine les usages de l'électricité...

exemple tout frais:

Regarde la pièce jointe 10721

Cela m'a permis d'argumenter mon choix de passer à un abonnement "TEMPO".... 0,13€/kWh (ttc) en HC vs 0,25 tarif "normal"

En cette saison, par exemple, mon VE biberonne en heures creuses plutôt qu'au jus des PV....
Hello,

Oui il gère un index dit d'injection qui est visible sur son petit écran.
Mais il n'est disponible sur la sortie TIC que si ton prestataire a paramétré (à distance) ton linky comme gérant l'injection.
Donc par exemple dans le cas de vente du surplus ou sur le branchement dédié vente de la totalité.
Mais j'avais essayé, aussi bien en mode historique qu'en mode normal sur le branchement consommateur: pas d'index d'injection sur la tic.
A moins que cela ai changé depuis 2-3 ans ce dont je doute.

A propos d'injection involontaire, après 3 ans on a dépassé 15 kWh (pour plus de 3000 kWh consommés soit moins de 0,5%), sans avoir reçu la moindre remarque heureusement.
Dans notre cas j'avais cherché d'où elle venait. L'onduleur a un capteur pour la non injection.
Et j'ai trouvé surtout deux équipements responsables indirectement : micro-onde et plaque à induction.
Surtout dans le cas où on demande une puissance réduite. L'un comme l'autre fonctionne alors en tout ou rien et à la fin de chaque impulsion mon onduleur met un pouième de temps à revenir à la puissance plus faible consommée par la maison. Multiplié par le nombre de fois par an on arrive à envoyer des kWh !
C'est gratos.
A chaque début d'impulsion c'est pareil mais là on consomme le temps que l'onduleur fournisse assez.
Bien sur en mode déconnecté du réseau aucun soucis de cet ordre.

A+
 
Hello,


Et j'ai trouvé surtout deux équipements responsables indirectement : micro-onde et plaque à induction.
Surtout dans le cas où on demande une puissance réduite. L'un comme l'autre fonctionne alors en tout ou rien et à la fin de chaque impulsion mon onduleur met un pouième de temps à revenir à la puissance plus faible consommée par la maison.
Ah mais c'est intéressant ça et du coup mes illusions s'envolent...
Je pensais, naïvement, avec ma toute petite installation en autoconso (500Wc prochainement up gradé), me dire qu'en faisant mijoter un plat en journée (qq centaines de W au plus) il était au moins en partie cuit "au solaire"...
Que nenni ! Avec ce fonctionnement de l'induction en tout ou rien, quand ça pompe rien, le PV n'apporte rien, et quand ça pompe un max, mon PV est loin de suffire. Alors que si les plaques pompaient à la puissance moyenne, le taux d'autoconso serait bien meilleur !
:unsure:
 
Tu peux voir comment ta plaque à induction fonctionne en regardant la conso sur ton linky (bien qu'on n'y lise pas des Watts mais des VA (c'est idiot), entre les deux le déphasage courant-tension intervient mais ça ne change pas le rythme des variations)
Si la conso varie sans arrêt pendant le mijotage tu as ce type de fonctionnement. On ne lit pas les vrais maxi/mini car la lecture n'est pas synchronisée avec le cycle du consommateur mais peu importe, on voit très bien que la conso n'est pas stable.
Pour notre plaque dès que la puissance est suffisante elle consomme sans a-coups. Peut-être à partir de 500 W. Si besoin d'une faible puissance je pense qu'utiliser la petite "plaque" (bobine) va permettre d'avoir un seuil sans à-coups plus bas.
Par contre le micro-onde n'a qu'une puissance; même si on demande 90% il va fonctionner par à-coups.
Pour notre part c'est d'abord sur l'affichage de l'onduleur que je l'avais constaté. Puis le linky a commencé à afficher à partir d'1 kWh.
A notre rythme c'est tous les 2-3 mois qu'on voit cet index bouger sur ce linky.
Ca c'est côté consommateurs.

Après les micro-injections dépendent de la rapidité de réaction de l'onduleur ou du micro-onduleur. Nous on a du Victron que je soupçonne de ne pas être véloce du cerveau et de mettre plus d'1/100ème de seconde pour changer de puissance d'injection. Si le cycle de ta plaque est assez lent, par exemple chaque seconde, tu auras quand même l'essentiel du jus qui viendra du soleil

D'autres équipements peuvent être en cause mais ont nettement moins de cycles marche-arrêt. Quoi que le réfrigérateur est dans ce groupe , impulsions plus espacées mais 365 jours/an (genre 6000 cycles/an pour le nôtre)

Dans ton cas ce ne serait pas perdu mais fourni gratos au réseau.

Et de toute façon si tu n'as pas un capteur de courant près de ton compteur, ton onduleur va injecter sur le réseau s'il produit plus que ta conso.

A+
 
Dernière édition:
Je n'ai pas encore le Linky (non pas que je ne veuille pas, mais je viens seulement de recevoir un courrier pour le rdv de l'installation...).
Jusqu'ici avec mon compteur électronique type "landys gyr" j'estimais la puissance produite en allumant des appareils de puissance connue et en cherchant le 0W sur l'affichage ad hoc... C'était plus pour contrôler que l'install PV fonctionnait.... Je sais que j'envoie les surplus gratos au réseau, ça ne me pose pas de problème, vu que ma micro install est home made...
En journée dès que le ciel est clair mes 500Wc ça compense plus ou moins en gros vmc box ordi (portable), voire frigo si soleil...
Mais je vais monter en puissance et mettre en règle tout ça...
 
Pour ceux que cela intéresse,bilan après un an sur une installation photovoltaïque en auto consommation et revente
Plein sud et aucune ombre sur Montpellier tout électrique avec pac réversible cop de 3,4 et cheminée les jours de grands froid( 1 stère par an de bois )
6 panneaux de 500 w onduleur central ,pente du toit 27%
4712 kw produit,1845 revendu
51% d’auto consommation
Une fois déduit prime +rachat je paie 21 € par mois d’elec
Investissement de 7000€ amortissable en 5 ans pour mon cas
Tarif zen et j’ai supprimé les heures creuses abonnement 6 kw
Après cela demande une certaine gymnastique avec la météo, privilégier les jours de soleil pour consommer et ne pas faire fonctionner tout en même temps
L’étude de l’installateur était de 34% d’auto consommation et un amortissement en 7 ans et 2 mois
Avec un peu de rigueur on fait mieux
Positif pour moi
 
Je n'ai pas encore le Linky (non pas que je ne veuille pas, mais je viens seulement de recevoir un courrier pour le rdv de l'installation...).
Jusqu'ici avec mon compteur électronique type "landys gyr" j'estimais la puissance produite en allumant des appareils de puissance connue et en cherchant le 0W sur l'affichage ad hoc... C'était plus pour contrôler que l'install PV fonctionnait.... Je sais que j'envoie les surplus gratos au réseau, ça ne me pose pas de problème, vu que ma micro install est home made...
En journée dès que le ciel est clair mes 500Wc ça compense plus ou moins en gros vmc box ordi (portable), voire frigo si soleil...
Mais je vais monter en puissance et mettre en règle tout ça...
Idem, ici on a 840wc en autoconso only. C'est peu mais c'est surtout pour appréhender le sujet.

Je compte bien tripler ceci bientôt, il y a Beaucoup de consommateurs à la maison, pour toutes les saisons de l'année.

Et ptet même bientot, un nouveau badgé Toyota.
 
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